PLONGÉ DANS LE DÉCOR (2017)

by LUNCH

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credits

released March 1, 2017

LABELS :

Panda records
We are sharks records
Crapoulet
Bad Mood Asso

Enregistré et Mixé au Chipolatas Framboise
Mastering : Brownbear Recording

Artwork : Simon Piroud

PRE-order : pandarecords.fr/wordpress/?product=lunch-plonge-dans-le-decor

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Lunch Marseille, France

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Track Name: Plongé dans le décor
Piégé dans mon corps, plongé dans le décor,
J’ai l’impression d’être au bord d’une falaise.
Ma vie à l’abandon, regarde ma maison,
Je ne fais pas ça pour te mettre mal à l’aise.
Je rêve souvent de toi, pleurant dans tes bras,
Je ne dis pas ça pour te mettre mal à l’aise.
Tout paraît tellement faux, la tête au fond de l’eau,
J’ai mis ma vie entre parenthèses.

Alors je me suis mis à courir,
Courir pour essayer de sourire.
Alors je me suis mis à courir,
Courir pour barrer mes souvenirs.

Piégé dans mon corps, plongé dans le décor.
Track Name: Tous nos gestes sont posthumes
Tous nos gestes sont posthumes,
Seuls nos souvenirs parfument
Notre amour fraternel,
Il paraîtrait que la mort est belle.
Et même si nos larmes
N’effaceront pas toutes nos souffrances,
Le concours de nos sanglots
Nous mène à la délivrance.

Tous nos gestes sont posthumes, il paraîtrait que la mort est belle.
Track Name: Lucy
Un souffle, un mouvement, une paupière qui frétille,
Engourdie depuis trop longtemps, Lucy hallucine.
Où suis-je maintenant ? Et quelle heure est-il ?
Pendant combien de temps suis-je partie à la dérive ?
Est-ce là mon destin ? Quel est cet asile ?
Qu’est devenu ce monde pour me rendre si fragile ?
Mon sommeil a laissé prospérer l’empire,
Mon réveil pourra t-il éviter le pire ?

Sevrer ma chair sans plus attendre,
Équilibrer l’usage de mes membres,
Ou me rendormir à jamais.
Et reconstruire sur les cendres
Fumantes des panneaux « à vendre »,
Ce qu’ils ont toujours enrayé.

Attirés par l’odeur des victimes, les vautours,
Profitant du chaos, attendent leur tour.
Le temps est compté, leurs serres aiguisées
Ont déjà commencé à me lacérer.
Mais le sursaut est là, j’ai des fourmis dans les bras,
Le poison semble perdre son emprise sur moi.
Je dois me lever, tirer des leçons du passé,
J’ai tout à écrire, tout à inventer.

Sevrer ma chair sans plus attendre,
Équilibrer l’usage de mes membres,
Ou me rendormir à jamais.
Et reconstruire sur les cendres
Fumantes des panneaux « à vendre »,
Ce qu’ils ont toujours enrayé.
Track Name: Factotum
J’ai dit que ce travail serait ma deuxième maison,
J’ai pu faire rêver quelques patrons.
Boulot après boulot,
Je m’y suis accommodé,
Boulot après boulot.
Tous les soirs un verre à la main, je crée l’emploi de mon prochain :
Mon licenciement quotidien.
Track Name: Langage et conscience
Du travail à la salle de sport, en vacances ou en réunion,
Une étincelle allume un regard vers un nouvel horizon,
De l’école à l’éducation, dans la croyance, la religion.

Omniprésent et invisible, malveillant inadmissible.

Taper du poing sur la table ?
Sous la peur je suis incapable.
Pointer ce langage,
Je pensais qu’on avait passé l’âge.

Omniprésent et invisible, malveillant inadmissible.

Imagine ! Imagine !

Imagine-toi à la place de ces minorités,
Qu’est-ce que tu pourrais caresser ?
Langage et conscience : balance du quotidien,
Le sens est noyé dans l’usage.

Omniprésent et invisible, malveillant inadmissible,
Les minorités sont de bonnes cibles.
Track Name: L'échange est une drôle de notion
J’entends un son mais je n’écoute rien,
Car je suis en train de parler dans ma tête
On m’a fait la leçon mais cette version je la rejette,
Je suis bloqué dans ma tête

Je ne veux pas tenir de discussion,
Ma tour fait mine de t’écouter.
Je veux juste raconter ma version,
Je projette mon fou sur l’échiquier.

Je ne veux pas tenir de discussion,
Ma tour fait mine de t’écouter.
Je veux juste raconter ma version, l’échange est une drôle de notion,
Je projette mon fou sur l’échiquier.
L’échange est une drôle de notion.
Track Name: Deux rails
Il aurait préféré être un bateau
Sans port d’attache, déviant au gré des flots,
Sans destination anticipée,
Juste porté par les eaux.
Que des escales improvisées,
Voguant de sirènes en ilots,
Embrassant le sirocco humide et chaud.

Mais il lui faut deux rails pour avancer,
Biens parallèles, biens éloignés.
Deux lignes pour l’équilibrer,
Sans qu’elles ne se croisent jamais.

Toujours à compenser, radicalement modéré,
Entre noir et blanc il tente de se griser.
Accepte la vitesse, accepte de glisser,
Transforme l'angoisse en intensité.

Mais il lui faut deux rails pour avancer,
Biens parallèles, biens éloignés.
Deux lignes pour l’équilibrer,
Sans qu’elles ne se croisent jamais.

Il aurait préféré la cohérence,
Être un bateau ou un port de plaisance.
Mais il est lancé, finement aiguillé,
Jusqu’au prochain accident forcé.
Une apparente stabilité, vacillant sur ses deux côtés.
Y’en a un qu’on ne verra jamais, si on le regarde passer du quai.
Track Name: Dessiner pour oublier
Dessiner, oublier pour pouvoir mieux me colorier,
Me faire croire que tout va s’effacer.
On s’en sortira avec quelques cicatrices,
Je crois qu’elle a parlé pour moi.

Chaque illusion me ramène à une bonne raison,
Je n’achèterai même pas une brique de ma maison.
Hiérarchie trop pesante pour pouvoir tous nous dessiner,
J’aimerais pouvoir tout effacer.

On s’en sortira avec quelques cicatrices,
Je crois qu’elle a parlé pour moi.

Modernisation, jamais assez productif à leur goût,
Dans ce même convoi, ce même dégout.

On s’en sortira avec quelques cicatrices,
Je crois qu’elle a parlé pour moi.
Track Name: Point mort
Et même si je mets une goutte de sirop dans le fond de mon chagrin,
Ma peine est bien plus longue que la durée de ta vie.
Et quand j’émets un doute sur l’intérêt de rire demain,
La haine est bien plus longue que la durée de ma vie.
Track Name: Panorama
Je t’offre un large choix de frustrations, dans mon panorama j’ai besoin qu’on s’occupe de moi.

Je te crève les yeux et ça me fait marrer.
Je ne vois pas où est le mal, regarde-moi !
Mon corps, mon apparence et mon enveloppe
Sont le reflet d’une souffrance oubliée.
Crie plus fort que moi, ça me rassure,
Sur les cimes des substances fracturées.
Ma chair identique mais pas de la même usure,
Un geste de travers et je plante les dents.

Je m’exprime avec des signes, alors prends le temps de m’écouter.
Si seulement j’avais la parole, tes tympans seraient percés.

Je t’offre un large choix de frustrations, dans mon panorama j’ai besoin qu’on s’occupe de moi.

Je m’exprime avec des signes, alors prends le temps de m’écouter.
Si seulement j’avais la parole, tes tympans seraient percés.

Je te crève les yeux et ça me fait marrer.
Je ne vois pas où est le mal, regarde-moi !
Mon corps, mon apparence et mon enveloppe
Sont le reflet d’une souffrance oubliée.

Je m’exprime avec des signes, alors prends le temps de m’écouter.
Si seulement j’avais la parole, tes tympans seraient percés.
Track Name: Mauvais Briquet
J'ai encore coupé mon ongle trop court, faut croire que j'aime ça.
Je tartine mes expériences sur une tranche de vie restée trop longtemps dans le grill.
Mes potes voient bien que je brûle à chaque fois.
Je ne comprenais pas ceux qui n'allaient pas bien jusqu'à ce que je le sois.

Une fois de plus j'ai craqué,
Je déclare ma flamme avec le mauvais briquet.
Une fois de plus je me retrouve le cœur en miettes,

Je déclare ma flamme avec la mauvaise allumette.

Je ne parle même pas de sentiments, ça serait trop grave.
A chaque illusion je plonge direct dans la lave.
Chaque soir une cuite amère, c'est comme ça que je me lave.

Une fois de plus j'ai craqué,
Je déclare ma flamme avec le mauvais briquet.
Une fois de plus je me retrouve le cœur en miettes,
Je déclare ma flamme avec la mauvaise allumette.
Track Name: Cœur noué
Le cœur noué comme des écouteurs abandonnés dans une poche ou sur un quai.
Et les battements de mon moteur me font toujours dérailler.
Et les larmes qui arrosent les sourires m’enlacent-elles quand je respire ?

Un pied devant l’autre, je recommence, est-ce le risque qui m’attire ?
Jouer les funambules avec des câbles emmêlés, j’ai commencé dès la récré.

Égaré ! Éparpillé ! Gaspillé !
J’ai trop joué avec une ligne qui n’est pas à ma portée.
Le cœur noué comme des écouteurs abandonnés dans une poche ou sur un quai.